Nucléaire : quel avenir avec un aussi lourd passif ?

Nucléaire danger

Marc Saint Aroman pour l’ENSEEIHT – 2005
Ce texte a été publié en mars 2005 dans la revue Canal N7,
journal de l’association des ingénieurs de l’I.E.T.- E.N.S.E.E.I.H.T.
Il reçu de violentes critiques de la part d’ingénieurs en retraite de chez EDF…
Les ingénieurs des autres branches industrielles ne se sont pas manifestés.

1 / Expérimentations nucléaires, banques de données et normes de radioprotection – la sécurité discutable… mais peu débattue :

Depuis l’extraction laborieuse de polonium et de radium à partir de plusieurs tonnes de pechblende par Pierre et Marie Curie en 1898 en passant par l’arme atomique et jusqu’à la large utilisation du nucléaire pour produire de l’électricité, les dégâts des rayonnements ionisants sur l’homme ont rempli une énorme bibliothèque de référence. La première banque de données concerne les bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki. Vinrent ensuite, à travers le monde, des expérimentations réalisées sur des civils et des militaires qui furent placés, très souvent délibérément dans les champs de tirs atomiques atmosphériques afin d’étudier l’impact que ces tirs et leurs retombées avaient sur eux. En ex-union soviétique, un million de personnes environ, dans un rayon de 160 km, furent exposés à un tir de 20 kilotonnes à 350 m d’altitude réalisé par l’armée en septembre 1954. Sur les terrains brûlants de radioactivité de ce tir 45 000 soldats firent ensuite des exercices imposés (1). La France en fit de même en Algérie à partir de 1960 puis en Polynésie de 1966 à 1974 à travers des essais atmosphériques …