Dans son dernier bilan l’ASN épingle à nouveau le manque de rigueur à la centrale de Golfech

Dans son dernier bilan 2020 publié le 29 juin dernier, l’Autorité de sûreté nucléaire pointe un manque de rigueur dans l’application des procédures à la centrale de Golfech.

Ce bilan pour les régions Nouvelle-Aquitaine et Midi-Pyrénées concerne les centrales du Blayais, de Civaux et de Golfech.
Si malgré quelques réserves l’ASN considère que les centrales du Blayais et de Civaux rejoignent ou dépasse le niveau général en matière de sûreté générale, il n’en va pas même pour la centrale de Golfech pour laquelle l’Autorité de Sécurité Nucléaire “considère qu’une application plus rigoureuse des procédures et une meilleure préparation auraient permis d’éviter la survenue de certains événements significatifs”.
Traduisez : les évènements significatifs récents (2 de niveau 1 en 2020) auraient pu être évités.

Sans parler des évènements des années précédents, comme celui de niveau 2 en 2019, ou le manque de rigueur avait déjà été pointé.
Ainsi l’exploitant de la centrale de Golfech “devra poursuivre et renforcer le travail engagé. Dans le domaine de la maintenance, l’ASN estime que le site doit améliorer son organisation afin d’assurer une meilleure traçabilité des activités ainsi qu’une meilleure gestion des écarts affectant les installations”.

D’autre part, pour l’ASN, en matière de radioprotection des travailleurs, la situation demeure en deçà du niveau attendu.

La rigueur n’est pas encore au niveau attendu, explique Simon Garnier, chef de la division de Bordeaux de l’ASN

Simon Garnier prend l’exemple du dernier événement significatif en date connu pour 2021. Un problème de non-respect des règles générales d’exploitation du …

Important rejet de gaz radioactif à la centrale nucléaire de Golfech : la Cour de cassation réouvre la voie à une condamnation d’EDF !

Communiqué de presse du Réseau “Sortir du nucléaire” et des associations Stop Golfech-VSDNG, Les Amis de la Terre Midi-Pyrénées, FNE 82, SEPANLOG, France Nature Environnement Midi-Pyrénées, Association Française des Malades de la Thyroïde

Communiqué du 30 juin 2021

Le 19 octobre 2016, suite à une succession de dysfonctionnements, la centrale nucléaire de Golfech (Tarn-et-Garonne) a rejeté en quelques minutes une quantité très importante de radioactivité dans l’environnement. Le tribunal de police de Montauban et la cour d’appel de Toulouse ayant refusé de sanctionner EDF, nos associations se sont pourvues en cassation.

Dans son arrêt de cassation rendu le 29 juin 2021, la Cour de cassation a estimé que le simple fait de violer la réglementation est de nature à causer aux associations concernées un préjudice indemnisable.

Nos associations se félicitent de cette décision. Celle-ci permettra que l’affaire soit à nouveau examinée par la justice et vient trancher clairement un point de droit essentiel, qui aura des répercussions lourdes sur d’autres affaires. Dans un contexte de sévère dégradation de la sûreté à la centrale depuis quelques années, un signal d’impunité serait déplorable.

 

Un important rejet radioactif dans l’environnement révélateur d’inquiétants dysfonctionnements

Le 19 octobre 2016, la centrale nucléaire de Golfech a laissé s’échapper un important rejet radioactif gazeux. La radioactivité rejetée est montée en flèche, au point de dépasser pendant 2 minutes le seuil d’alarme à la cheminée. Au total, 136 milliards de becquerels ont été relâchés dans la nature, dont 78 milliards sur cette seule séquence de 2 minutes 

Lettre aux travailleurs du nucléaire

L’enjeu de la transition énergétique doit nous amener à discuter
ensemble pour un service public de l’énergie et de l’électricité
décidé sous contrôle citoyen.
Pour un projet service public contre le projet libéral Hercule.

Ce texte reprend le contenu d’un tract distribué aux travailleurs de la centrale nucléaire de Golfech le 27 juin 2021 
Ce texte a été écrit conjointement par André Crouzet de StopGolfech /VSDNG et Gilles Reynaud du syndicat des travailleurs sous-traitants du nucléaire ‘Ma Zone Contrôlée‘.

Ce texte a été lu et approuvé par les organisations suivantes :
– Coordination Stop Golfech :
– Amis de la Terre Midi –Pyrénées
– France Nature Environnement 82
– Groupement d’Alerte et de Défense de l’Environnement Du Lot
– Réseau Citoyen de Surveillance de la radioactivité de Golfech /Blayais rcsrgb.fr
– Sortir du Nucléaire 82
– Vivre sans le Danger Nucléaire de Golfech stopgolfech.org
Tract signé aussi par Ma zone contrôlée 

Le scénario novateur de RTE

RTE, le gestionnaire du réseau à haute tension français, a publié ce 8 juin 2021 six scénarios pour l’avenir du système électrique national à l’horizon 2050, qui impliquent tous une forte hausse des énergies renouvelables, à commencer par le solaire. La sortie du nucléaire n’est plus un tabou. RTE s’est lancé en 2019 dans une vaste étude avec pour horizon, 2050, date à laquelle la France vise la neutralité carbone. Après avoir reçu de nombreuses contributions (entreprises, ONG, syndicats, etc.) dans le cadre d’une consultation publique, la société a dévoilé mardi 8 …

Au procès de Bure, nous sommes toutes et tous des malfaiteurs !

Ce texte paraît simultanément sur Reporterre, Bastamag, Mediapart, Politis, Lundi Matin, Terrestres, Contretemps et Libération.

En juin, cela fera 4 années que les portes des opposant.e.s au projet CIGEO d’enfouissement de déchets radioactifs à Bure ont volé en éclat sous les coups de boutoir d’une instruction pour « association de malfaiteurs ». Vingt domiciles perquisitionnés, dix militants et militantes interdits de se voir pendant 2 ans et demi, 100 téléphones placés sous écoute, 16 années cumulées de communications enregistrées, des balises posées sous des voitures, un escadron de gendarmes mobiles harcelant les habitants et habitantes au quotidien… Cette scandaleuse traque d’Etat a tenté de paralyser ce mouvement de lutte vieux de 30 ans contre le plus gros projet industriel européen, dont les risques sont connus.

Le 1er, 2 et 3 juin se tiendra le procès des inculpé.e.s « malfaiteurs » de Bure. Nous, universitaires, artistes, autrices, journalistes, syndicalistes, enseignant.e.s, agriculteurs.ices, éditeurs, musicien.ne.s, humoristes, auteurs de bande dessinées, activistes, comédien.ne.s, réalisatrices, architectes, scientifiques, élu.e.s, ami.e.s, affirmons notre profonde solidarité.

Bure nous concerne toutes et tous parce que c’est un des laboratoires de la généralisation de l’autoritarisme en France – depuis les quartiers populaires jusqu’aux luttes écologistes en passant par les gilets jaunes. Le 1er juin sera le procès de l’autoritarisme et de « l’association de malfaiteurs », dispositif pénal hérité des lois scélérates et de l’antiterrorisme qui dote les autorités de moyens de surveillance colossaux pour paralyser toute forme d’organisation collective.

Bure nous concerne toutes et tous, parce que le projet …

Rayonnement environnemental et santé humaine

Rayonnement environnemental et santé humaine

Article de Marc St Amoran
d’après Ernest J. Sternglass de l’Université de Pittsburgh.
Sternglass EJ. Environmental radiation and human health. In: Pro- ceedings of the Sixth Berkeley Symposium on Mathematical Statistics and Probability. Berkeley, CA: University of California Press, 1972; pp 145-216.

Nous allons faire ici une traduction, assisté par le traducteur « DeepL », d’une étude américaine qui a servi de référence majeure à celle récemment synthétisée dans le dernier journal « Stop Golfech » n°86 – avril 2021 – :  « Enfants victimes des radiations ionisantes – Observation de très anciennes études bien cachées. Le document qui suit est repéré « Annexe 1 ». La lecture de ce texte est assez fastidieuse mais le choix a été encore fait par le rédacteur de ne pas écarter de pièces tellement elles apportent d’éléments étayés difficilement critiquables sur les effets des rayonnements dits à « faible dose »… même si, comme vous pourrez l’observer en fin de ce résumé dans la partie « discussion », les tenants de la parole « officielle » du nucléaire tentent de démolir le travail du chercheur affichant même du mépris à son égard.

On peut s’interroger sur le pourquoi de l’investissement d’un prestigieux scientifique dans une voie aussi périlleuse qui lui barrait de fait toute voie vers une brillante carrière comme celle menée par ses collègues à la foi aveugle en l’atome. Un entretien vidéo du docteur Ernest J. Sternglass (https://www.youtube.com/watch?v=TPO7Tft0YlQ) permet de mieux comprendre son engagement

Non à la libération des matériaux contaminés dans le domaine public !

DÉCHETS RADIOACTIFS

Il ne faut pas ouvrir la boîte de Pandore !

Ne laissons pas les matériaux contaminés sortir des circuits contrôlés

Comme nous signez la pétition initiée par la CRIIRAD.

Les déchets radioactifs métalliques produits par le démantèlement des installations nucléaires pourront être “libérés” et recyclés dans les filières conventionnelles , ils ne seront plus soumis à aucun contrôle et se retrouveront, à terme, dans notre environnement quotidien. De l’acier contaminé sera déclaré “non radioactif” par l’Administration alors que sa radioactivité artificielle (normalement égale à 0 Bq/kg) pourra atteindre 100 Bq/kg, 1 000 Bq/kg, et jusqu’à 10 millions de Bq/kg !

Avec la Criirad nous considérons que la priorité est d’isoler les déchets radioactifs des êtres vivants pendant tout le temps où ils restent nocifs.

Des ustensiles en tout genre pourraient prochainement être produits à l’aide de matériel radioactif recyclé.
Cela pourrait servir à la fabrication d’ustensiles utilisés au quotidien par les Français.
“Le procédé qui est choisi ne permet pas de faire disparaître la radioactivité. Il y a un risque assez réel que, de recyclage en recyclage, un métal qui était destiné à fabriquer un rail se retrouve utilisé à faire une carrosserie de voiture ou une casserole”, dénonce Charlotte Mijeon, porte-parole du réseau Sortir du nucléaire.

Nous ne sommes pas des cobayes !

En savoir plus : Synthèse et fiches complémentaires.

Télécharger l’appel au format PDF.

Vidéo de présentation de la Criirad

Fukushima : une catastrophe normalisée. Circulez, les experts sont là !

Une apocalypse ordinaire

Contrairement aux accidents nucléaires qui l’ont précédés, comme celui de Tchernobyl, Fukushima a suscité une remise en cause très courte et limitée de l’énergie nucléaire. En dépit des conséquences observées à Fukushima, l’exploitation de réacteurs nucléaires s’est poursuivie.

Dans le cadre de sa thèse sur la sociologie des accidents nucléaires, Valérie Arnhold, doctorante au Centre de sociologie des organisations à Sciences-Po et chercheuse sur projet dans le programme “Nuclear Knowledges”, au Centre de recherches internationales (CERI), a mené une enquête ethnographique au sein des organisations européennes et internationales de sûreté nucléaire (https://journals.openedition.org/sdt/14611#ftn17).

Valérie Arnhold s’est appliquée à démontrer comment en intégrant la catastrophe de Fukushima dans un cadre de pensée pour essayer d’en comprendre les leçons, les organisations de sécurité nucléaire l’ont inclus dans des procédures de routines. Selon elle, la catastrophe de Fukushima “n’a pas questionné fondamentalement les pratiques de sûreté”, contrairement aux précédentes catastrophes nucléaires, et a ainsi suscité “une remise en cause très courte et limitée de l’énergie nucléaire”.

Les organisations internationales et les agences nationales en faisant rentrer la catastrophe nucléaire dans les cadres et procédures préexistants de la sécurité nucléaire la transforment en un événement ordinaire pour les professionnels du nucléaire.
D’événements incontrôlables, les catastrophes sont devenues une menace réelle mais gérable par l’ensemble des experts des organisations de sécurité.

Ainsi les experts de la sécurité  se sont appropriés le travail sur cet accident, évinçant les décideurs politiques et les acteurs critiques (comme les associations antinucléaires).

On n’arrête rien,

100% d’énergies renouvelables c’est possible selon RTE le gestionnaire de réseau

Pour rappel RTE (Réseau de transport d’électricité) c’est le gestionnaire du réseau de transport d’électricité haute tension en France métropolitaine.

RTE est une société anonyme à capitaux publics, c’est une filiale d’EDF qui a vendu en 2017 49,9 % de ses parts.

RTE et l’Agence internationale de l’énergie (AIE) ont publié un rapport le 27 janvier dernier « Bilan Prévisionnel 2050 » qui présentent les différents Mix énergétiques possibles pour l’avenir de la France et les conditions techniques indispensables à leur mise en place.

Parmi les 8 scénarios énergétiques présentés et devant permettre d’atteindre la neutralité carbone en 2050, figure un scénario avec un mix 100 % renouvelables.

Si plusieurs études avaient déjà étudié cette possibilité, ce rapport est le premier provenant d’institutions reconnues mondialement pour leur capacité de modélisation.

Pour RTE, le nucléaire serait au mieux en stagnation, le scénario le plus ambitieux pour le nucléaire parvenant à une part de 50 % en 2050.

Aujourd’hui, environ 70 % de l’électricité est issue du nucléaire. Mais d’ici à trente ans, la quasi-totalité des réacteurs construits dans les années 1980 et 1990 auront été mis à l’arrêt.

Pour respecter ses engagements (accord de Paris sur le climat), la France s’est engagée à atteindre l’objectif de neutralité carbone d’ici à 2050 en misant entre autres sur un recours accru à l’électricité.

Le choix pour la France selon ce rapport : remplacer certains réacteurs en fin de vie par de nouveaux réacteurs, ou remplacer intégralement ces réacteurs par des énergies renouvelables.…

Communiqué de soutien à Gilles REYNAUD

Communiqué de presse commun
Les organisations syndicales, associatives et politiques signataires de ce communiqué
tiennent à apporter leur soutien à Gilles REYNAUD


Le chaos de la filière nucléaire,
ou le combat organisé contre la transparence par les patrons du secteur.

Le 17 Mai 2018 Gilles Reynaud est auditionné à l’assemblée Nationale par la commission d’enquête sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires. L’article 6 de l’ordonnance du 17 novembre 1958 relatif au fonctionnement des assemblées parlementaires impose aux personnes auditionnées de déposer sous serment. Elles doivent jurer de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité.

Cette audition est publique, très largement diffusée au grand public. On trouve le compte-rendu en ligne sur le site de l’assemblée nationale.
Dans la foulée, en Juin 2018, Gilles REYNAUD est convoqué en entretien préalable pour sanction disciplinaire pouvant aller jusqu’au licenciement, au cours duquel il lui est reproché ses engagements associatifs, politiques (Gilles a été candidat suppléant Insoumis aux législatives de 2017) et syndicaux qu’ils jugent « déloyaux ». ORANO a sanctionné Gilles d’une mise à pied, et c’est cette décision qui est aujourd’hui contestée devant le Conseil des Prud’homme de Nanterre.

Pour punir Gilles de s’être exprimé à l’assemblée Nationale, les patrons d’ORANO (AREVA) remontent alors illégalement le fil du temps pour reprocher à Gilles son « manque de loyauté ». Voici quelques exemples mis en avant par la direction

  •  Le blog associatif « Ma Zone Contrôlée » a publié une photo du générateur de vapeur (pièce de

DE LA RÉSILIENCE À LA RÉSISTANCE

Image par Kim Thomas de Pixabay

DE LA RÉSISTANCE À LA RÉSILIENCE

À Fukushima, les autorités et les experts ont invité les habitants à s’accommoder au plus vite de la situation gravissime engendrée par la catastrophe nucléaire de Fukushima.
Dans son livre « Contre la résilience – À Fukushima et ailleurs » Thierry Ribault explique comment le concept de résilience sert à étouffer toute réflexion sur les causes réelles des catastrophes.

La résilience est un concept omniprésent dans notre société. Si au Japon elle semble aider les victimes à se projeter au-delà des traumatismes individuels, elle invite surtout à s’accommoder de cette catastrophe et donc à s’habituer à l’industrie nucléaire à l’origine de cette catastrophe.

La résilience apparaît comme une formule magique car elle prétend clore cette impossibilité, et en faire une source d’inspiration et de rebond vers un soi-disant « monde d’après ». C’est un principe de base de la résilience que l’on pourrait définir comme « l’art de s’adapter au pire ».

Dans la pratique, on individualise le problème et on amène les gens à faire fi de leur impuissance face aux dégâts pour, au contraire, leur donner l’impression d’être puissants et agissants. Les gens apprennent ainsi à dépasser le trop peu qu’est devenu leur vie en participant à la cogestion du désastre, comme par exemple en participant à la décontamination ou en surveillant la radioactivité ambiante. Les autorités parviennent ainsi à limiter les résistances à l’atome, à « faire ravaler leur colère aux gens ».

Ainsi Pour les habitants autour de Fukushima, « 

Les conséquences médicales et écologiques de l’accident nucléaire de Fukushima

Pierre Fetet – http://www.fukushima-blog.com/2021/02/les-consequences-medicales-et-ecologiques-de-l-accident-nucleaire-de-fukushima.html

Il y a 8 ans, pour le deuxième anniversaire de l’accident nucléaire de Fukushima, la Fondation Helen Caldicott organisait un symposium exceptionnel de deux jours à l’Académie de médecine de New York. À cette occasion, des personnalités de renommée internationale, scientifiques, médecins, biologistes, ingénieurs nucléaires, mais aussi des personnes inconnues comme ces marines qui se sont fait gravement irradiés alors qu’ils étaient en mission, ont présenté des communications et discuté des conséquences biomédicales et écologiques de la catastrophe de Fukushima. Voici les noms des intervenants : Herbert Abrams, Robert Alvarez, David Brenner, Ken Buesseler, Helen Caldicott, Maurice Enis, Ian Fairlie, Cindy Folkers, David Freeman, Arnie Gundersen, Kevin Kamps, Naoto Kan, Hiroaki Koide, David Lochbaum, Joseph Mangano, Akio Matsumura, Timothy Mousseau, Mary Olson, Jaime Plym, Hisako Sakiyama, Steven Starr, Mari Takenouchi, Wladimir Wertelecki, Steven Wing et Alexey Yablokov.

Malgré la grande qualité des interventions, cet événement international consacré à l’une des catastrophes nucléaires les plus graves de l’Histoire est passé presque inaperçu dans les médias, en particulier en France. Suite à ce constat, une vingtaine de personnes, toutes bénévoles, se sont mobilisées pour réaliser des traductions françaises et allemandes afin de diffuser les communications sur la toile. Mais la tâche était colossale. Il n’y avait pas moins de 26 conférences à transcrire et à traduire à partir de vidéos. Grâce à l’impressionnante mobilisation de Kna, l’objectif a été quasiment atteint au bout de 20 mois.

Le blog de Fukushima, qui se proposait de diffuser les textes et …

ALERTE à l’offensive du lobby du nucléaire

ALERTE à l’offensive du lobby du nucléaire

Par Pierre Péguin, le lundi 15 février 2021, 10:38 – Coordination-Antinucleaire-Sudest.net

Ce billet a pour but d’attirer l’attention sur l’offensive de valorisation du nucléaire engagée par le lobby et ses soutiens. Non seulement cela apparait dans des décisions récentes (voir ci-dessous), mais ce qui vient de se passer à Montpellier doit nous interpeller.

Il s’agit de la démarche, en direction d’associations écologiques ou sociétales, du think thank Shift project financé par de grands groupes intéressés par le nucléaire et présidé par JancovicI.

Il apparait que nous sommes face à une offensive du lobby pour influencer certains mouvements de défense du climat, au sein desquels de nombreuses personnes ne connaissent du nucléaire que le discours convenu officiel.

Voir la lettre que  Didier Latorre d’Arrêt du Nucléaire 34 a diffusé en réaction à cette situation : Shift Project.pdf

Pourquoi cette offensive ?

EDF et l’Etat préparent l’annonce de la construction de 6 réacteurs EPR et se préparent à neutraliser autant que possible les oppositions que cela déclenchera. Cette annonce est différée à après les prochaines présidentielles (sachant que les partis politiques de pouvoir sont pronucléaires à part EELV, F.I. et NPA).
Mais, dès maintenant, EDF passe commande au Creusot de pièces nécessaires à ces constructions, ce qui signifie que quel que soit le résultat des présidentielles, l’État nucléaire considère être sûr de s’imposer (sait-on que dans chaque ministère, l’un des conseillers est membre du corps des mines qui gère le CEA et le nucléaire?…).
Et

FAIBLES DOSES : l’expérience de Fukushima

EFFETS DES FAIBLES DOSES

Concerne les populations résidant jusqu’à plusieurs dizaines de kilomètres d’une centrale nucléaire
D’après Hisako Sakiyama (directrice de recherche à l’Institut National des Sciences Radiologiques du Japon)

Hisako Sakiyama a menée  une grande enquête en 2011 avec ses collègues au sein de la Commission d’Enquête Indépendante sur l’Accident Nucléaire de Fukushima (NAIIC) à la demande de la Diète.  NAIIC – le rapport

Qu’est-ce qui est devenu clair avec l’enquête de la Diète sur Fukushima ?

La vie de tous les jours au Japon ne pourra jamais retourner à ce qu’elle était avant l’accident de Fukushima. Avec plus de 900 Pétabecquerels [=9×10¹⁷ Bq] de matières radioactives libérées, environ 10% du Japon a été contaminé et plus de 150.000 personnes ont été évacuées des régions contaminées. Nous devons nous soucier de la contamination des légumes, du poisson et même de l’eau de boisson.

Une des raisons pour lesquelles le rapport  d’enquête du Parlement National a conclu que l’accident n’est pas terminé, est que 676 tonnes de combustible usé subsistent dans les enceintes des réacteurs et les piscines de refroidissement des unités 1 à 4.

Le Ministère de l’Education,  de la Culture, des Sports, de la Science et Technologie (MEXT) ainsi que les compagnies d’énergie électrique, y ont joué un rôle majeur. Ils se sont rendu compte que si les gens avaient peur même d’une faible quantité de radiations cela serait difficile pour eux de promouvoir une politique d’ expansion de l’énergie nucléaire.
Ils ont distribué des  livres …

Pollution radioactive de la Garonne : l’impact des pipeaux de Golfech

Pollution radioactive de la Garonne : l’impact des pipeaux de Golfech

Communiqué remis à la presse le mercredi 20 janvier 2021 lors de notre conférence de presse.
Nous remercions Monsieur Alain Zanardo, maire écologiste de Roquefort, de son accueil, de sa présence et de sa participation pertinente.

Les ‘pipeaux’ c’est le surnom que nous avons donné aux clarinettes, comme les nomme EDF, qui sont les buses par lesquelles les centrales nucléaires rejettent la radioactivité dans les cours d’eau (dont nous buvons l’eau et qui irriguent nos productions agricoles).

Ils sont arrivés les résultats des analyses(1), les premiers depuis dix ans. Il a fallu y mettre quelques moyens que les militants ont dû en grande partie sortir de leurs poches. Un grand merci aux associations(2) et donateurs individuels.

Nous n’avons reçu aucun soutien des élus auxquels nous avons pourtant envoyé à 2 reprises une centaine de lettres sur ce thème ; les réponses se comptent sur les doigts d’une main et nous avons essuyé un refus de nous rencontrer fin 2019 de la part du maire d’Agen. Nous espérons à nouveau nouer des relations avec les élus et leur démontrer que leur intérêt n’est pas de cacher le nucléaire sous le tapis.
Ce sont leurs administrés qui mangent et boivent le gros de la radioactivité alors que Golfech et Montauban (en amont) reçoivent dotations, subventions et retombées fiscales. Depuis 2000 la pollution radioactive s’est accrue car c’est à cette époque qu’il a été décidé de rejeter la radioactivité …

22 JANVIER 2021 : LES ARMES NUCLÉAIRES SONT ILLÉGALES

Communiqué / Newsletter ICAN FRANCE

La volonté d’une majorité des États membres de l’ONU, exprimée le 7 juillet 2017 avec l’adoption du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires, devient une réalité ce 22 janvier 2021.

Cette journée est la nôtre. C’est celle de notre Campagne ICAN et de chacune des personnes et des organisations qui se sont battues, au cours de ces 76 années, depuis la fabrication et l’utilisation de ces armes de destruction massive. Hiroshima et Nagasaki, mais aussi plus de 2 000 bombes dans les plaines, déserts et atolls de notre planète ont provoqué – et provoquent toujours – des souffrances humaines et des destructions environnementales.

Plus jamais un dirigeant d’un État – et nous pensons en premier à la France – ne pourra exprimer un regard positif sur cette arme interdite par le droit international ; sauf à vouloir apparaitre comme un dirigeant voyou.

Nous vous proposons de célébrer avec nous cette journée à travers différentes évènements et actions proposées. Nous détenons notre futur entre nos mains, mais celui-ci ne changera que si chacun de vous agit dans un même élan avec notre campagne en France.

Au nom de toute l’équipe du Comité d’animation de ICAN France, Arielle, Aurélie, Daniel, Jean-Marie, Izadora, Michel, Patrice, Pierre, Sylvie

AGENDA DES ACTIONS EN FRANCE  

CÉLÉBRER ENSEMBLE : avec des banderoles, des ballons, de la musique ou une « bombe atomique géante » (à Paris…), venez rejoindre les acteurs des associations membres de ICAN France pour montrer votre volonté

Défiler vers le haut