Avec quoi refroidir les réacteurs nucléaires à l’avenir ?

Dans le monde, le climat montre une tendance nette au réchauffement depuis 1850, avec une forte accélération depuis le milieu des années 1970.

Une étude (Ribes et al – 2016) montre effectivement une élévation de la température en France de 1,5 ± 0.5°C sur la période 1959–2009.

Cette augmentation s’est accompagnée d’une élévation de la température des eaux, mise en évidence dans plusieurs cas comme par exemple sur la Loire qui s’est réchauffée en moyenne de 1,2°C en 32 ans.

Au niveau mondial, depuis les années 1900, le niveau moyen de la mer s’est élevé de près de 20 cm. Cette élévation est liée à une augmentation des températures océaniques (plus une eau est chaude, plus elle se dilate et occupe de volume) et à la fonte des glaces et neiges.

De 1993 à 2019, le niveau moyen des océans a augmenté de 3.36 mm par an.

Comme on le voit dans le tableau ci-dessous, le refroidissement des centrales de production d’électricité constitue la plus grande partie des prélèvements d’eau, en particulier des eaux de surface. (source : http://www.donnees.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/lesessentiels/essentiels/eau-prelevements.htm)

En accentuant le risque de sécheresses le changement climatique peut mener à une diminution temporaire mais drastique du niveau des eaux des lacs, étangs et mares ayant un impact sur les espèces. De plus, en cas de pénurie d’eau, le changement climatique provoque, par effet de moindre dilution, la concentration des pollutions modifiant l’équilibre biologique et chimique de l’eau pouvant aboutir à une mortalité importante sur différentes espèces (poissons,

Lettre ouverte à Greta Thunberg à propos du nucléaire, par Xavière Gauthier

par Xavière Gauthier militante antinucléaire et féministe dont les éditions Cambourakis ont réédité le livre “La Hague, ma terre violentée” (1981) dans une version augmentée intitulée “Retour à la Hague : Féminisme et nucléaire” Collection Sorcières, Éditions Cambourakis, Paris, 2022).
La postface rédigée en janvier 2022 tisse des liens entre luttes féministes et antinucléaire et mouvement climat. Ce qui y est présenté pour le site atomique de La Hague (Cotentin) est aussi valable pour tous les autres sites nucléaires comme celui de Golfech.
Avertissement : les médias dominants français et allemands – relayés en France par l’extrême-droite et la droite pro-nucléaire – ont diffusé le 12 octobre 2022 une information mensongère visant à faire dire à la jeune activiste suédoise Greta Thunberg qu’elle était favorable au nucléaire. Ce qui est (en grande partie) faux (voir l’article de radio France : https://www.radiofrance.fr/franceinter/greta-thunberg-est-elle-vraiment-devenue-pro-nucleaire-comme-le-disent-certains-de-ses-adversaires-1001263 ).

 

” Chère Greta Thunberg,

Dès que je t’ai entendue lancer ton premier appel, la véhémence de ta voix, la justesse de ton propos, l’intensité de ton apostrophe m’ont convaincue que tu étais une sorcière. Moi qui suis une vieille sorcière du siècle dernier, je te vois comme une jeune sorcière, rebelle et savante. Tu as fait lever en moi un fol espoir, comme si tu me donnais la main à travers les générations.

Tu me permets une petite remarque ? Tu dis : « Vous m’avez volé mes rêves. » Or, moi, je ne t’ai rien volé du tout. Lorsque j’avais ton âge, …

POUR UN VRAI DÉBAT PUBLIC SUR LE NUCLÉAIRE

Lettre ouverte aux parlementaires français

http://collectif-adn.fr/2022/debat-public.html

le 2 octobre 2022

Nota : cette lettre ouverte n’est pas celle du collectif ADN
mais de personnes de différentes sensibilités.

Madame, Monsieur,

Le gouvernement prévoit, dans le projet de loi de finance 2023, des hausses conséquentes de dépenses publiques dédiées à la recherche, à la conception et à la construction de nouveaux équipements nucléaires militaires et civils. Le gouvernement prépare aussi un projet de loi visant à accélérer la construction de nouveaux réacteurs nucléaires. Et tout ceci sans aucun diagnostic sérieux et partagé de la situation actuelle, sans débat public digne de ce nom et sans que les citoyennes et citoyens puissent se prononcer sur ces choix qui engagent leur avenir et celui de nombreuses générations.

Ce n’est pas acceptable !

Considérant qu’une relance du nucléaire par la France serait une décision extrêmement lourde engageant de nombreuses générations, considérant que les citoyennes et citoyens doivent être pleinement informé(e)s de tous les enjeux de telles décisions et considérant qu’ils doivent pouvoir y participer, je vous demande de saisir la Commission Nationale du Débat Public (CNDP) pour qu’elle organise un vrai débat public sur le nucléaire et toutes ses dimensions, sans se limiter aux « Nouveaux réacteurs nucléaires et projet Penly ».

Je vous demande également de saisir la CNDP pour qu’elle suspende le débat tronqué, qu’elle a décidé d’organiser du jeudi 27 octobre 2022 au lundi 27 février 2023, tant qu’un vrai débat public sur toutes les dimensions du nucléaire ne se sera

Pour 0°3 en plus de la Garonne, pourquoi cette tempête dans de l’eau chaude

de Monique Guittenit – Stop Golfech

 

L’été 2022 nous met en face d’une réalité : « Les dommages économiques causés par les vagues de chaleur et la sécheresse pourraient surpasser l’impact de la crise énergétique traversée par l’Europe » , a mis en garde le directeur de l’Agence spatiale européenne (ESA), qui appelle « à une action urgente pour lutter contre le changement climatique ». (1) Face à ces 2 crises majeures, la crise énergétique traversée par l’Europe et la crise climatique mise en évidence cet été, que donne l’énergie nucléaire présentée comme un bouclier en France et une énergie verte en Europe ?

Tempête, car les centrales nucléaires ont besoin d’eau pour leur refroidissement , même à l’arrêt, souffrent du dérèglement climatique entraînant des sécheresses accrues et contribuent à l’assèchement des fleuves : « Il est plus que temps de se poser la question de la gestion et du partage de l’eau » . A l’heure où les restrictions d’utilisation de l’eau sont posées notamment l’irrigation à partir de la Garonne, Golfech continue à prélever 12 % de l’eau de Garonne pour refroidir ses réacteurs ; de plus 1/5 de ces prélèvements sont perdus en évaporation. 220 millions de m3 sont turbinés par le CNPE de Golfech tous les ans, soit environ l’usage de l’eau pour l’agriculture de la Garonne et de tous ses affluents durant un an…. (voir graphiques SMEAG page suivante)
Tempête, car pollution accrue de l’eau : dans cette période de basses eaux …

Les nucléaristes sont de dangereux illusionnistes … qui finiront bien par s’éteindre !

Le 31 juillet 1977, Vital Michalon était tué par l’Etat nucléariste français qui avait envoyé la troupe pour réprimer la plus grande manifestation antinucléaire jamais organisée en France, contre la construction du réacteur Superphénix à Creys-Malville (Isère)1. Ce projet ne sortait pas de nulle part : c’était un nouvel exemple de délire technologique accompagnant la folie nucléariste des dirigeants des plus grandes puissances mondiales.

Ceux-ci ont d’abord essayé de nous faire croire qu’une énergie et des technologies conçues pour détruire massivement des populations civiles pouvaient être transformées en facteur de paix (discours du Président étatsunien Eisenhower le 8 décembre 1953 devant l’assemblée générale des Nations Unies). Et de trop nombreuses personnes y ont cru, convaincues que d’un mal on pouvait tirer un bien. On constate aujourd’hui que des installations nucléaires « civiles » deviennent une prise de guerre transformée en base militaire permettant à une armée puissante (celle de Russie) d’empêcher le pays agressé (l’Ukraine) de se défendre2, toute riposte risquant de contaminer l’Europe entière et sans-doute au-delà. Le nucléaire c’est la guerre sans fin !

Ensuite, ils ont prétendu que le nucléaire allait résoudre tous nos problèmes d’approvisionnement en énergie. Or, après 70 ans de développements industriels soutenus par les plus grandes puissances mondiales, on constate que cette énergie ne fournit que 2% de toutes les consommations finales au niveau mondial. Pour l’Union Européenne c’est de l’ordre de 6% et pour la France 16%, le reste étant apporté par les renouvelables à hauteur de 19% …

Impact radiologique de la centrale nucléaire de Golfech. CRIIRAD 22 et 23 novembre 2021

Agen le 22 et 23 novembre 2021
Intervenant :
Bruno CHAREYRON
ingénieur en physique nucléaire
directeur du laboratoire de la CRIIRAD

À la demande des associations locales (StopGolfech, RCSRGB) la CRIIRAD*, représentée par Bruno Chareyron, est venue à Agen, salle Picasso, à l’occasion de 2 réunions, l’une publique, l’autre destinée aux élus, pour commenter des analyses que ces associations lui ont demandé de réaliser.
Cet article reprend les points abordés par Bruno Chareyron et est agrémenté d’illustrations** réalisées par la CRIIRAD.

*La CRIIRAD (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité) est à la fois un laboratoire d’analyse de la radioactivité agréé par l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) et une association d’information sur la radioactivité.
** Support de l’intervention, PDF, Impact Golfech CRIIRAD 2021-11

La CRIIRAD a été créée en mai 1986 par Michèle Rivasi à la suite de l’accident de Tchernobyl. La CRIIRAD a été le premier laboratoire à réaliser des mesures radiologiques démontrant un mensonge de l’état et du lobby nucléaire quand les autorités françaises avaient menti en prétendant que la radioactivité émise par l’accident de Tchernobyl n’avait pas traversé la frontière… Contrairement à l’Allemagne et l’Italie, par exemple, la France n’avait pas pris de mesure de protection sanitaire, comme de ne pas consommer de lait frais qui se charge en iode radioactif  ou de légume à large feuilles comme les salades ou les épinards…
Aujourd’hui la CRIIRAD effectue des analyses et des missions en France et à l’étranger.

La CRIIRAD revendique …

APPEL À UNE MOBILISATION NATIONALE CONTRE LA RELANCE DU NUCLÉAIRE ET POUR L’ARRÊT RAPIDE DE TOUTES LES CENTRALES LE 13 MARS 2022

Point d’orgue d’un épisode de propagande tous azimuts d’une rare intensité, le président de la république a annoncé le 9 novembre 2021 qu’il suivrait la politique énergétique tracée par EDF en relançant la construction de réacteurs nucléaires.

Il balaie ainsi les perspectives ouvertes par les rapports effectués par l’Agence Internationale de l’Énergie (A.I.E.) et le Réseau de Transport d’Électricité (R.T.E.) qui avaient publié le 27 janvier à la demande du gouvernement des scénarios proposant « Un consensus scientifique sur l’existence de solutions technologiques permettant de maintenir la stabilité du système électrique sans production conventionnelle ».

Une annonce identique avait déjà été faite en juillet 2008 par M. Sarkozy, président de la république de l’époque, lorsqu’il annonçait la construction d’un nouvel EPR…

Il est absolument nécessaire de faire entendre le plus vigoureusement possible, la voix de celles et ceux qui résistent face au déferlement médiatique portant les arguments que le recours au nucléaire serait une des solutions à mettre en œuvre pour éviter les dérèglements climatiques, campagne qui porte ses fruits au sein même du mouvement écologique.

NOUS APPELONS TOUS LES GROUPES ANTINUCLÉAIRES
ET DE PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT
À FAIRE DU 13 MARS UNE JOURNÉE NATIONALE
DE REFUS DU NUCLÉAIRE !

~ Nous appelons localement à un rassemblement le 13 mars 2022 à Golfech ~

SI TCHERNOBYL ET FUKUSHIMA VOUS ONT FAIT RIRE
VOUS AIMEREZ LA RELANCE DU NUCLÉAIRE ET SON MONDE

Signé
COORDINATION STOP GOLFECH
(Vivre Sans le Danger Nucléaire de Golfech, Amis de la Terre Midi Pyrénées,

DU TRITIUM RADIOACTIF TROUVÉ DANS LES URINES D’UN CONSOMMATEUR D’EAU DE L’AGGLOMÉRATION D’AGEN

Nous avons demandé au laboratoire de la CRIIRAD (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité) de procéder aux analyses des urines et de l’eau consommée de 2 habitants de l’agglomération d’Agen, l’une buvant l’eau du robinet (William)1, l’autre ne la buvant pas (Juliette)2.

Concernant les urines de William, qui boit l’eau du robinet de l’agglomération d’Agen, le tritium est détecté systématiquement dans les urines (2,6 ± 1,0 Bq/l à 4,5 ± 1,2 Bq/l). Ce n’est pas étonnant puisqu’il est présent régulièrement dans les eaux du robinet que boit William et que son élimination par le corps humain résulte de mécanismes complexes avec des périodes biologiques qui vont d’une dizaine de jours à 1 an.

Pour les eaux du robinet échantillonnées pendant la période du 18 octobre au 5 novembre 2021 (5 jours sur 7), les activités en tritium sont inférieures aux limites de détection (< 1,9 Bq/l) ou très proches de ces limites (1,9 ± 1,0 Bq/l). Il faudrait regarder a posteriori, lorsque nous aurons accès aux données de rejets liquides de Golfech en Garonne, s’il y a eu ou non des rejets pendant cette période et à quel niveau…

Concernant les analyses d’urine de Juliette et de l’eau qu’elle a consommé les résultats font état d’une activité en tritium < 1,9 Bq/l et pour les urines < 2,2 Bq/l inférieurs aux limites de détection.

L’interprétation de ces résultats est certes compliquée par le fait qu’un habitant de ce secteur est à la …

Dans son dernier bilan l’ASN épingle à nouveau le manque de rigueur à la centrale de Golfech

Dans son dernier bilan 2020 publié le 29 juin dernier, l’Autorité de sûreté nucléaire pointe un manque de rigueur dans l’application des procédures à la centrale de Golfech.

Ce bilan pour les régions Nouvelle-Aquitaine et Midi-Pyrénées concerne les centrales du Blayais, de Civaux et de Golfech.
Si malgré quelques réserves l’ASN considère que les centrales du Blayais et de Civaux rejoignent ou dépasse le niveau général en matière de sûreté générale, il n’en va pas même pour la centrale de Golfech pour laquelle l’Autorité de Sécurité Nucléaire “considère qu’une application plus rigoureuse des procédures et une meilleure préparation auraient permis d’éviter la survenue de certains événements significatifs”.
Traduisez : les évènements significatifs récents (2 de niveau 1 en 2020) auraient pu être évités.

Sans parler des évènements des années précédents, comme celui de niveau 2 en 2019, ou le manque de rigueur avait déjà été pointé.
Ainsi l’exploitant de la centrale de Golfech “devra poursuivre et renforcer le travail engagé. Dans le domaine de la maintenance, l’ASN estime que le site doit améliorer son organisation afin d’assurer une meilleure traçabilité des activités ainsi qu’une meilleure gestion des écarts affectant les installations”.

D’autre part, pour l’ASN, en matière de radioprotection des travailleurs, la situation demeure en deçà du niveau attendu.

La rigueur n’est pas encore au niveau attendu, explique Simon Garnier, chef de la division de Bordeaux de l’ASN

Simon Garnier prend l’exemple du dernier événement significatif en date connu pour 2021. Un problème de non-respect des règles générales d’exploitation du …

Important rejet de gaz radioactif à la centrale nucléaire de Golfech : la Cour de cassation réouvre la voie à une condamnation d’EDF !

Communiqué de presse du Réseau “Sortir du nucléaire” et des associations Stop Golfech-VSDNG, Les Amis de la Terre Midi-Pyrénées, FNE 82, SEPANLOG, France Nature Environnement Midi-Pyrénées, Association Française des Malades de la Thyroïde

Communiqué du 30 juin 2021

Le 19 octobre 2016, suite à une succession de dysfonctionnements, la centrale nucléaire de Golfech (Tarn-et-Garonne) a rejeté en quelques minutes une quantité très importante de radioactivité dans l’environnement. Le tribunal de police de Montauban et la cour d’appel de Toulouse ayant refusé de sanctionner EDF, nos associations se sont pourvues en cassation.

Dans son arrêt de cassation rendu le 29 juin 2021, la Cour de cassation a estimé que le simple fait de violer la réglementation est de nature à causer aux associations concernées un préjudice indemnisable.

Nos associations se félicitent de cette décision. Celle-ci permettra que l’affaire soit à nouveau examinée par la justice et vient trancher clairement un point de droit essentiel, qui aura des répercussions lourdes sur d’autres affaires. Dans un contexte de sévère dégradation de la sûreté à la centrale depuis quelques années, un signal d’impunité serait déplorable.

 

Un important rejet radioactif dans l’environnement révélateur d’inquiétants dysfonctionnements

Le 19 octobre 2016, la centrale nucléaire de Golfech a laissé s’échapper un important rejet radioactif gazeux. La radioactivité rejetée est montée en flèche, au point de dépasser pendant 2 minutes le seuil d’alarme à la cheminée. Au total, 136 milliards de becquerels ont été relâchés dans la nature, dont 78 milliards sur cette seule séquence de 2 minutes 

Lettre aux travailleurs du nucléaire

L’enjeu de la transition énergétique doit nous amener à discuter
ensemble pour un service public de l’énergie et de l’électricité
décidé sous contrôle citoyen.
Pour un projet service public contre le projet libéral Hercule.

Ce texte reprend le contenu d’un tract distribué aux travailleurs de la centrale nucléaire de Golfech le 27 juin 2021 
Ce texte a été écrit conjointement par André Crouzet de StopGolfech /VSDNG et Gilles Reynaud du syndicat des travailleurs sous-traitants du nucléaire ‘Ma Zone Contrôlée‘.

Ce texte a été lu et approuvé par les organisations suivantes :
– Coordination Stop Golfech :
– Amis de la Terre Midi –Pyrénées
– France Nature Environnement 82
– Groupement d’Alerte et de Défense de l’Environnement Du Lot
– Réseau Citoyen de Surveillance de la radioactivité de Golfech /Blayais rcsrgb.fr
– Sortir du Nucléaire 82
– Vivre sans le Danger Nucléaire de Golfech stopgolfech.org
Tract signé aussi par Ma zone contrôlée 

Le scénario novateur de RTE

RTE, le gestionnaire du réseau à haute tension français, a publié ce 8 juin 2021 six scénarios pour l’avenir du système électrique national à l’horizon 2050, qui impliquent tous une forte hausse des énergies renouvelables, à commencer par le solaire. La sortie du nucléaire n’est plus un tabou. RTE s’est lancé en 2019 dans une vaste étude avec pour horizon, 2050, date à laquelle la France vise la neutralité carbone. Après avoir reçu de nombreuses contributions (entreprises, ONG, syndicats, etc.) dans le cadre d’une consultation publique, la société a dévoilé mardi 8 …

Au procès de Bure, nous sommes toutes et tous des malfaiteurs !

Ce texte paraît simultanément sur Reporterre, Bastamag, Mediapart, Politis, Lundi Matin, Terrestres, Contretemps et Libération.

En juin, cela fera 4 années que les portes des opposant.e.s au projet CIGEO d’enfouissement de déchets radioactifs à Bure ont volé en éclat sous les coups de boutoir d’une instruction pour « association de malfaiteurs ». Vingt domiciles perquisitionnés, dix militants et militantes interdits de se voir pendant 2 ans et demi, 100 téléphones placés sous écoute, 16 années cumulées de communications enregistrées, des balises posées sous des voitures, un escadron de gendarmes mobiles harcelant les habitants et habitantes au quotidien… Cette scandaleuse traque d’Etat a tenté de paralyser ce mouvement de lutte vieux de 30 ans contre le plus gros projet industriel européen, dont les risques sont connus.

Le 1er, 2 et 3 juin se tiendra le procès des inculpé.e.s « malfaiteurs » de Bure. Nous, universitaires, artistes, autrices, journalistes, syndicalistes, enseignant.e.s, agriculteurs.ices, éditeurs, musicien.ne.s, humoristes, auteurs de bande dessinées, activistes, comédien.ne.s, réalisatrices, architectes, scientifiques, élu.e.s, ami.e.s, affirmons notre profonde solidarité.

Bure nous concerne toutes et tous parce que c’est un des laboratoires de la généralisation de l’autoritarisme en France – depuis les quartiers populaires jusqu’aux luttes écologistes en passant par les gilets jaunes. Le 1er juin sera le procès de l’autoritarisme et de « l’association de malfaiteurs », dispositif pénal hérité des lois scélérates et de l’antiterrorisme qui dote les autorités de moyens de surveillance colossaux pour paralyser toute forme d’organisation collective.

Bure nous concerne toutes et tous, parce que le projet …

Non à la libération des matériaux contaminés dans le domaine public !

DÉCHETS RADIOACTIFS

Il ne faut pas ouvrir la boîte de Pandore !

Ne laissons pas les matériaux contaminés sortir des circuits contrôlés

Comme nous signez la pétition initiée par la CRIIRAD.

Les déchets radioactifs métalliques produits par le démantèlement des installations nucléaires pourront être “libérés” et recyclés dans les filières conventionnelles , ils ne seront plus soumis à aucun contrôle et se retrouveront, à terme, dans notre environnement quotidien. De l’acier contaminé sera déclaré “non radioactif” par l’Administration alors que sa radioactivité artificielle (normalement égale à 0 Bq/kg) pourra atteindre 100 Bq/kg, 1 000 Bq/kg, et jusqu’à 10 millions de Bq/kg !

Avec la Criirad nous considérons que la priorité est d’isoler les déchets radioactifs des êtres vivants pendant tout le temps où ils restent nocifs.

Des ustensiles en tout genre pourraient prochainement être produits à l’aide de matériel radioactif recyclé.
Cela pourrait servir à la fabrication d’ustensiles utilisés au quotidien par les Français.
“Le procédé qui est choisi ne permet pas de faire disparaître la radioactivité. Il y a un risque assez réel que, de recyclage en recyclage, un métal qui était destiné à fabriquer un rail se retrouve utilisé à faire une carrosserie de voiture ou une casserole”, dénonce Charlotte Mijeon, porte-parole du réseau Sortir du nucléaire.

Nous ne sommes pas des cobayes !

En savoir plus : Synthèse et fiches complémentaires.

Télécharger l’appel au format PDF.

Vidéo de présentation de la Criirad

Communiqué de soutien à Gilles REYNAUD

Communiqué de presse commun
Les organisations syndicales, associatives et politiques signataires de ce communiqué
tiennent à apporter leur soutien à Gilles REYNAUD


Le chaos de la filière nucléaire,
ou le combat organisé contre la transparence par les patrons du secteur.

Le 17 Mai 2018 Gilles Reynaud est auditionné à l’assemblée Nationale par la commission d’enquête sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires. L’article 6 de l’ordonnance du 17 novembre 1958 relatif au fonctionnement des assemblées parlementaires impose aux personnes auditionnées de déposer sous serment. Elles doivent jurer de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité.

Cette audition est publique, très largement diffusée au grand public. On trouve le compte-rendu en ligne sur le site de l’assemblée nationale.
Dans la foulée, en Juin 2018, Gilles REYNAUD est convoqué en entretien préalable pour sanction disciplinaire pouvant aller jusqu’au licenciement, au cours duquel il lui est reproché ses engagements associatifs, politiques (Gilles a été candidat suppléant Insoumis aux législatives de 2017) et syndicaux qu’ils jugent « déloyaux ». ORANO a sanctionné Gilles d’une mise à pied, et c’est cette décision qui est aujourd’hui contestée devant le Conseil des Prud’homme de Nanterre.

Pour punir Gilles de s’être exprimé à l’assemblée Nationale, les patrons d’ORANO (AREVA) remontent alors illégalement le fil du temps pour reprocher à Gilles son « manque de loyauté ». Voici quelques exemples mis en avant par la direction

  •  Le blog associatif « Ma Zone Contrôlée » a publié une photo du générateur de vapeur (pièce de

Les conséquences médicales et écologiques de l’accident nucléaire de Fukushima

Pierre Fetet – http://www.fukushima-blog.com/2021/02/les-consequences-medicales-et-ecologiques-de-l-accident-nucleaire-de-fukushima.html

Il y a 8 ans, pour le deuxième anniversaire de l’accident nucléaire de Fukushima, la Fondation Helen Caldicott organisait un symposium exceptionnel de deux jours à l’Académie de médecine de New York. À cette occasion, des personnalités de renommée internationale, scientifiques, médecins, biologistes, ingénieurs nucléaires, mais aussi des personnes inconnues comme ces marines qui se sont fait gravement irradiés alors qu’ils étaient en mission, ont présenté des communications et discuté des conséquences biomédicales et écologiques de la catastrophe de Fukushima. Voici les noms des intervenants : Herbert Abrams, Robert Alvarez, David Brenner, Ken Buesseler, Helen Caldicott, Maurice Enis, Ian Fairlie, Cindy Folkers, David Freeman, Arnie Gundersen, Kevin Kamps, Naoto Kan, Hiroaki Koide, David Lochbaum, Joseph Mangano, Akio Matsumura, Timothy Mousseau, Mary Olson, Jaime Plym, Hisako Sakiyama, Steven Starr, Mari Takenouchi, Wladimir Wertelecki, Steven Wing et Alexey Yablokov.

Malgré la grande qualité des interventions, cet événement international consacré à l’une des catastrophes nucléaires les plus graves de l’Histoire est passé presque inaperçu dans les médias, en particulier en France. Suite à ce constat, une vingtaine de personnes, toutes bénévoles, se sont mobilisées pour réaliser des traductions françaises et allemandes afin de diffuser les communications sur la toile. Mais la tâche était colossale. Il n’y avait pas moins de 26 conférences à transcrire et à traduire à partir de vidéos. Grâce à l’impressionnante mobilisation de Kna, l’objectif a été quasiment atteint au bout de 20 mois.

Le blog de Fukushima, qui se proposait de diffuser les textes et …