Projet Cigéo à Bure – POMA, DÉSENGAGE-TOI !

Communiqués du CEDRA  –  , le 25 novembre 2020 à 17 h 02 min

C’est dans un ancien hangar industriel à Froncles, une petite commune au cœur de la Haute-Marne, que la société POMA construit un prototype du funiculaire qui serait utilisé pour descendre les déchets radioactifs dans le Cigéo : un funiculaire de 4,2 kilomètres de long qui emmènerait les colis empoisonnés à 500 mètres de profondeur.

Ce contrat, la société POMA l’a obtenu en 2014, lors d’appels d’offre effectués par l’ANDRA pour l’ingénierie du stockage (en plein débat public, rappelons-le). Elle aurait dû réaliser ce banc d’essai en Isère, mais l’ANDRA a su trouver les mots pour que la construction se fasse dans le secteur de Bure. Les 900 000 euros offerts par le GIP de la Haute-Marne pour favoriser cette implantation n’y sont bien entendu pas pour rien.

Nous voyons dans ce funiculaire un enjeu prioritaire, à part entière, dans le combat à mener contre le projet Cigéo. Outre la charge symbolique importante qu’il constitue, il s’agit d’une pièce maîtresse pour l’Andra, incontournable pour le dépôt de sa demande d’autorisation de création (DAC). Une des pierres angulaires de la démonstration de faisabilité. Pas de funiculaire, pas de Cigéo.

Société bien implantée dans le paysage français, POMA est spécialisée dans la fabrication des matériels de levage et de manutention, son nom n’est pas inconnu dans de nombreuses régions de France. Dans les Alpes, où elle a installé et où elle maintient plus d’un millier de …

ICEDA : halte à la contamination nucléaire généralisée

Cyberaction – ICEDA : halte à la contamination nucléaire généralisée

Le 30 septembre 2020, une lettre ouverte a été adressée par plusieurs personnes à  Mme Barbara Pompili, ministre de la « transition écologique », à propos d’une décision prise « par-dessus la jambe » par l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) pour autoriser EDF à exploiter l’Installation de Conditionnement et d’Entreposage de Déchets Activés (ICEDA) sur le site nucléaire du Bugey.

Pour permettre aux personnes qui souhaitaient la signer de le faire facilement, cette lettre ouverte a été mise sur un site de pétitions en ligne : https://iceda.wesign.it/fr

Le 9 novembre 2020, en absence de réponse, un nouveau courrier a été envoyé à la ministre pour lui rappeler la lettre du 30 septembre, la question qui lui était posée et surtout la nécessité de prendre des décisions conformes à sa position antinucléaire réaffirmée lors de sa prise de fonction. Une liste des 176 premiers signataires de la lettre ouverte a été jointe au courrier.

Le 12 novembre 2020, l’initiateur de la lettre ouverte a reçu la réponse, à la lettre ouverte du 30 septembre, de la cheffe de cabinet de la ministre de la transition écologique (courrier daté du 6 novembre).


La ministre ne répond donc pas à la question qui lui a été posée et se décharge de son rôle politique sur l’administratio
n qui, jusqu’à preuve du contraire, n’a pas de position sur le sujet. La ministre, qui est opposée au nucléaire, ne prend pas de décision

2020 à Golfech : Serrage de boulons… dans le personnel

À retrouver dans le n° 85 de Stop Golfech

Actions de l’ ASN vis-à-vis du CNPE de Golfech :
– Février 2020 le directeur a été convoqué par l’ASN pour sa gestion « mauvaise voire très mauvaise »
– une inspection de 2019 a mis en exergue « un manque de rigueur systémique dans la traçabilité, des insuffisances dans les analyses de risque et dans la maîtrise des fondamentaux de la conduite ».
Des problèmes systémiques du nucléaire liés :
– au vieillissement de réacteurs arrivés en fin de vie,
– aux chocs thermiques et mécaniques comme ceux liés au problème grave du 8 octobre dernier, qui dégradent les réacteurs,
– à l’augmentation de l’amplitude des contraintes climatiques qui placent les réacteurs dans des plages de fonctionnement hors conception (Températures de l’air, baisse du niveau d’eau des fleuves et rivières…),
– à la nécessité pour EDF de trouver, selon ses propres « sous-estimation » 320milliards d’euros dans les années qui arrivent,
Cette tempête financière, technique et humaine (- plus de 50 % des effectifs remplacés -) ne suffisaient pas aux malheurs de la centrale, le cocotier des dirigeants est secoué :
juin 2020, la responsable Hermine Durand de l ‘ASN Bordeaux est remplacée par Simon Garnier,
juillet 2020, le directeur du CNPE de Golfech, Nicolas Brouzeng est viré et remplacé par Cyril Hisbacq.
juillet 2020, le président de la commission locale d’information Mathieu Albugues est viré et remplacé par Jean- Michel Henryot

Golfech 2020 : un bilan en noir et noir

REVUE DE PRESSE

Golfech 2020 : un bilan en noir et noir

À retrouver dans le n° 85 de Stop Golfech

♦ Traçabilité défaillante, propreté douteuse, rejets intempestifs: un rapport accable la centrale nucléaire de Golfech

Reportage Sud Radio de Christine Bouillot et AFP Pascal
Pavani

https://www.sudradio.fr/societe/tracabilite-defaillante-propretedouteuse-rejets-intempestifs-un-rapport-accable-la-centralenucleaire-de-golfech/

C’est un rapport au vitriol que vient de rendre l’ASN, l’agence de sécurité nucléaire, à propos de la centrale de Golfech en Tarn-et-Garonne. Le gendarme du nucléaire se dit inquiet du fonctionnement de la centrale ouverte il y a 30 ans au bord de la Garonne, et qui alimente en l’électricité la moitié de la Région Occitanie. Un bilan accablant qui pose la question de l’entretien de cette centrale.
Traçabilité très défaillante des informations, propreté douteuse des locaux potentiellement contaminés, rejets intempestifs dans la nature de substances. On peut dire que le rapport du gendarme du nucléaire étrille le fonctionnement de cette centrale, ce qui malheureusement ne surprend pas le président de la commission locale d’information (CLI) de Golfech, Mathieu Albugues (depuis, démissionné ? ndlr).

“Nous ne sommes pas vraiment surpris puisque, depuis déjà 2018, la CLI, pointe du doigt une perte de performance sur Golfech. Il faudra qu’on ait des échanges très rapidement avec le nouveau directeur, pour lui demander de redresser la barre sans délai”.

Sous-traitants (sur-)exposés selon les associations. Le rapport dénonce un manque de rigueur en matière de
maintenance, souvent pour des raisons financières, selon l’association “Les amis de la Terre”:

“Pour aller aux radiations, ce sont des gens

 CPLC 47 gagne son procès devant le Tribunal de Police d’Agen

Suite à la gratiferia organisée le jour de l’inauguration du H&M d’Agen, le Tribunal de Police d’Agen a relaxé David Arlabosse, membre de CPLC 47 dans le cadre du procès qui se déroulait vendredi 6 novembre 2020, suite à l’infraction mentionnée dans le procès verbal de « Refus d’obtempérer à l’ordre d’enlever un objet entravant la circulation sur une voie publique », qu’il avait reçu suite à la gratiferia organisée par le collectif « Citoyens pour le Climat 47 » en face d’H&M le 5 Juin 2019. Cette gratiferia avait été organisée symboliquement pour proposer une alternative pacifique, ludique et pédagogique à l’ouverture du H&M. Le montant maximum de l’amende encourue était de 750 euros avec la possibilité de peines complémentaires. Le ministère public a retiré ses poursuites en évoquant la nullité de la procédure, car l’infraction retenue a été relevée par des policiers municipaux de la ville d’Agen, alors que seuls les représentants de la police nationale peuvent la relever.

CPLC 47 rappelle que cette contravention était contestée, pour deux motifs :
– Le premier motif est qu’il n’y avait pas eu de refus d’obtempérer aux injonctions adressées par la police, car il n’y avait eu aucune injonction adressée.
– Le deuxième motif est qu’il n’y avait aucun objet ou dispositif de nature à apporter un trouble à la circulation sur une voie ouverte à la circulation publique ou à ses abords immédiats. Par conséquent, il n’y avait aucun fondement juridique à cette contravention.

La seule raison de cette

Nucléaire : cet autre confinement qui nous attend.

Par ces temps de confinement et les réflexions qu’il suscite, il est judicieux de savoir ce qui nous attend en cas de catastrophe nucléaire : le “Codirpa” (1) ou comment les pouvoirs veulent imposer à la population de vivre en milieu contaminé radioactif. Avec cette doctrine élaboré en 2005, l’Etat a déjà légiféré sur la gestion de catastrophe nucléaire, Ce que nous vivons actuellement avec le virus covid-19 en préfigure le contexte et les modalités.

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La directive interministérielle du 7/4/2005 sur l’action des pouvoirs publics en cas d’événement entrainant une situation d’urgence radiologique, a chargé l’ASN (Autorité de Sureté Nucléaire) d’établir un cadre d’action pour répondre aux situations post accidentelles d’origine nucléaire. En juin 2005 l’ASN a mis en place le “Comité directeur pour la gestion de la phase post accidentelle d’un accident nucléaire” ou CODIRPA. Il est chargé d’élaborer la conduite à suivre que les forces militaires et policières françaises imposeront à la population en cas d’accident nucléaire. Ou tenter de survivre en milieu radioactif mortel.

Les objectifs du Codirpa : continuer les affaires malgré une catastrophe atomique et culpabiliser les populations

Le 21 novembre 2012 l’ASN publie les premiers éléments d’une doctrine ne visant pas à empêcher la catastrophe nucléaire mais à gérer les populations après un accident nucléaire en France. Bien que les accidents de Tchernobyl et de Fukushima soient cités à plusieurs reprises le CODIRPA n’aborde pas de telles catastrophes et ne s’intéresse pour l’instant qu’à « un accident d’ampleur modérée entrainant des rejets de

Tchernobyl : des conséquences sanitaires qui s’aggravent avec le temps

Six décennies de dissimulation institutionnelle, internationale et à un niveau élevé, a privé le monde entier d’une information médicale et scientifique particulièrement importante sur les conséquences sanitaires des activités nucléaires industrielles et militaires.
Ce livre rend disponibles d’énormes quantités de preuves issues d’études indépendantes entreprises dans le monde entier et dans les pays les plus touchés, des données uniques et fiables qui ont été ignorées et continuent de l’être par l’organisation mondiale de la santé. Il  fournit une vision exhaustive des dimensions réelles de la catastrophe de Tchernobyl sur la santé et l’environnement.
Avec les preuves qui se sont accumulées au Japon après le désastre de Fukushima, de plus en plus de citoyens soupçonnent les autorités, au niveau national ou international, de ne pas avoir dit toute la vérité. Les citoyens ont raison d’être méfiants, et ce d’autant plus que les experts de santé publique ont été plus ou moins exclus, depuis le début de l’ère nucléaire, de la tache vitale d’évaluation des effets de l’énergie nucléaire sur la santé et de l’établissement de normes et de critères.
Au niveau international, l’Organisation Mondiale de la Santé a abdiqué son rôle dans le domaine critique du rayonnement et de la santé et elle est subordonnée à l’Agence Internationale de l’Energie Atomique, dont le mandat est de promouvoir l’utilisation de l’atome. En dépit de ce conflit d’intérêt évident, l’AIEA dicte sa politique à l’OMS dans le domaine du rayonnement et de la santé. Les conseils et les directives (recommandations) sur les effets …

Arrêt immédiat du chantier EPR

 

Le Réseau Citoyen de Surveillance RCSRGB appelle les citoyens à signer la pétition du Réseau Sortir du Nucléaire. Elle a déjà recueilli près de 40 000 signatures. 

  • La cuve du réacteur nucléaire EPR de Flamanville, était défectueuse avant même que le décret d’autorisation ne soit publié en 2007. Elle risque de se fissurer au premier choc thermique et d’entraîner une catastrophe.
  • AREVA, EDF, l’Autorité de Sûreté Nucléaire ont attendu avril 2015 pour le révéler, après que la cuve eut été installée dans le bâtiment-réacteur, d’où elle ne peut être ressortie.
  • Le coût de ce chantier a triplé pour dépasser les 10 milliards d’euros. Au lieu de mettre fin au désastre, le gouvernement de Mr Cazeneuve l’a prolongé de 3 ans en mars 2017. C’est pourquoi 3 recours et une plainte ont été déposés par les associations pour que la démocratie soit respectée, les falsifications sanctionnées et que cesse ce chantier à marche forcée.
  • Nos gouvernants tentent par un coup de poker de sauvegarder « la grandeur de la France nucléaire » et d’assurer à l’EPR un débouché sur la scène du commerce international. La fermeture de la vieille centrale de Fessenheim est maintenant conditionnée à la mise en service de l’EPR. Tout cela bien sûr, à n’importe quel prix : celui d’y sacrifier notre sécurité, notre santé, notre porte-monnaie, notre avenir. Aussi mobilisons-nous pour l’abandon de ce chantier désastreux.

QUE FAIRE DE L’EPR ?  D’APRÈS GROLAND

 

 

Infographie : le fiasco de l'EPR 3

STOP À CIGÉO / BURE !

DÉCHETS NUCLÉAIRES :
STOP À LA RÉPRESSION, STOP À CIGÉO / BURE !

SIGNEZ LA PÉTITION EN SOUTIEN À LA LUTTE CONTRE CIGÉO !

Perquisitions à répétition, gardes à vue, condamnations à des peines de prisons et moyens déployés dignes de l’anti-terrorisme : les pouvoirs publics ont décidé de bâillonner tous ceux qui osent s’affronter au projet de mégapoubelle nucléaire CIGÉO.

Demandons l’arrêt de la répression démesurée dont sont victimes les opposants à CIGÉO.
Demandons l’opposition et demande l’arrêt des travaux du laboratoire de Bure, des investigations et travaux préparatoires de Cigéo ainsi que l’abandon total de tout projet d’enfouissement des déchets radioactifs.

 

PAS DE POLLUANTS RADIOACTIFS DANS NOTRE EAU POTABLE !

Le Réseau Citoyen de Surveillance RCSRGB appelle les citoyens à signer la pétition PAS DE POLLUANTS RADIOACTIFS DANS NOTRE EAU POTABLE ! initiée par la CRIIRAD et adressée au ministre de la santé.
Cette pétition a reçu près de 36 000 signatures (fin octobre 2020).

Pour en savoir plus sur la pollution de l’eau du robinet à Agen et ses environs, lisez notre enquête :


En France, des millions de personnes consomment de l’eau contaminée par le tritium
, un radionucléide rejeté en grande quantité par les installations nucléaires. Pour les autorités il n’y a aucun problème puisque les concentrations sont très inférieures à la limite de potabilité (10 000 Bq/l) et même à la référence de qualité (100 Bq/l).

L’étude de la CRIIRAD a montré que les limites sanitaires définies pour la contamination radioactive de l’eau potable conduisent à un risque de cancer plus de 100 fois supérieur au maximum toléré pour les polluants cancérigènes chimiques. Il faut mettre fin à ce régime d’exception et fixer des limites qui protègent réellement la population. En soutien à la lettre que la CRIIRAD a adressée le 11 juillet aux autorités :

  • Demandons la suppression des privilèges accordés aux activités nucléaires et la révision à la baisse de toutes les limites sanitaires relatives à la radioactivité de l’eau.
  • Demandons en particulier l’abandon immédiat de la limite de 10 000 Bq/l que l’OMS a fixée pour le tritium.
  • Demandons le recensement

Les inquiétudes des travailleurs de la sous traitance

Alors que la centrale de Golfech, à la frontière du Lot-et-Garonne, est dans le viseur de l’autorité de sûreté nucléaire, pointant plusieurs défauts de la surveillance et des règles, des changements de direction ont lieu. Les sous traitants exerçant dans le nucléaire s’inquiètent.

Centrale nucléaire de Golfech, juin 2020
Centrale nucléaire de Golfech, juin 2020© FTV

En France, ils sont 160 00 salariés sous-traitants à travailler dans le nucléaire. Et 60 000 sont des salariés directs des donneurs d’ordres. L’association ma zone contrôlée existe depuis 6 ans. Elle fédère un collectif de salariés sous-traitants du nucléaire. Elle a pour vocation de recueillir anonymement la parole, faire remonter les problèmes et défendre les « nomades du nucléaire » comme ils se nomment. Elle est basée à Donzère dans la Drôme près de la centrale nucléaire de Tricastin.
Son Président Gilles Reynaud travaille chez Orano Cycle émanation d’Aréva. “La médiocrité s’installe à EDF, constate-t-il, les managers sont aujourd’hui des business man avec des enjeux de rentabilité. On ne fait plus de préventif. A force de sous traiter EDF a perdu son savoir-faire, sa technicité. La situation est préoccupante.

Un nucléaire Low Cost

Depuis une dizaine d’années, les conditions de travail des sous-traitants ne font qu’empirer. “On fait du nucléaire Low Cost ” déplore Gilles Raynaud.
Le nucléaire au temps de la crise du Covid-19, les sous-traitants étaient en première ligne. ” Nous n’avons pas eu de protections avant le 25 avril. On nous a dit « on a besoin de vous ».”
“On pourrait comparer la

PETIT CARÉNAGE – L’ENQUÈTE DE MARC SAINT AMORAN

PETIT CARÉNAGE – GRAND CARNAGE

Pourquoi l’interdiction du grand carénage doit être imposée à EDF

Une grande et passionnante enquête de Marc Saint Aroman
disponible en PDF sur le site Stop Golfech

 

Le ‘É’ du « GRAND CARÉNAGE » d’EDF ne pèse pas lourd.
C’est ce que l’enquête de Marc Saint Aroman vient nous démontrer à point.

Ce que nous promet ce Grand Carénage, par son insuffisance, c’est très probablement un grand carnage, déjà bien entamé à Tchernobyl, Fukushima, Three Mile Island, Saint Laurent des Eaux…
Même avec du matériel neuf comme à Three Mile Island, même dans un pays doté d’une technologie aussi pointue que celle du Japon, comme à Fukushima, le pire peut arriver.

Mais les cuisantes leçons n’ont pas été jugées suffisantes par les décideurs politiques et par EDF. Ceux-là même semblent bien décidés à continuer dans la voie du fiasco nucléaire et du CARNAGE inévitable, ici comme ailleurs, avec un programme très coûteux de soi-disant rénovation des centrales nucléaires, appelé Grand Carénage. Un Grand Carénage qui ne prévoit pas de changer ce qui ne peut pas l’être et ce qui ne peut l’être que très difficilement, comme les cuves ou les câblages électriques…

En local, sur le site du RCSRGB :

L’article complet de Marc Saint Amoran, publié sur le site :
Pourquoi l’interdiction du grand carénage doit être imposée à EDF

A partir de documents pour nombre d’entre eux américains, non disponibles en France et rarement traduits en français, l’auteur …

TCHERNOBYL : UN RETOUR EN FORCE FLAMBOYANT

Par Fabrice Nicolino, publié le 9 avril 2020

https://charliehebdo.fr/2020/04/ecologie/tchernobyl-un-retour-en-force-flamboyant/

C’est le printemps, les atomes crochus bourgeonnent. À Tchernobyl, 34 ans après la grande catastrophe, un incendie géant recrache dans les airs des milliards de milliards de radionucléides. Tout va bien en France, affirmaient en 1986 nos experts. Les mêmes assurent que tout va pour le mieux en 2020.

Exclu Web

Tchernobyl flambe. La forêt autour de la centrale nucléaire éventrée crame tout sur son passage, transportant au loin ses saveurs nucléides. Mais l’humour ukrainien continue sa route. Egor Firsov, chef du service d’inspection écologique de Kiev – la capitale est à 100 bornes de la centrale -, est formel : il faut faire entrer du bon air chez soi : « N’ayez pas peur d’ouvrir vos fenêtres et d’aérer vos maisons pendant la quarantaine, au contraire, c’est nécessaire pour lutter contre le virus du Covid-19 ».

Les plaisantins sont partout, jusque dans le célèbre comique appelé UNSCEAR (pour Comité scientifique des Nations unies pour l’étude des effets des rayonnements ionisants). Deux machins français, le CEA et l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) en font partie et pour eux, Tchernobyl, c’est moins qu’un week-end d’accidents de bagnoles en Normandie : 62 morts au total.

Avis aux professeurs Youri Bandajevsky et Vassili Nesterenko, qui se sont tant battus pour faire reconnaître l’évidence d’un grand désastre sanitaire. Les estimations, qui resteront des estimations, varient des 62 morts imaginés par l’UNSCEAR jusqu’à un million de victimes.

« Arrêtez de dire

COMMUNIQUÉ  : Réponse à l’article lénifiant de la Dépêche du 19 mars 2020 “Centrale de Golfech : sur le qui-vive avec sérénité”

Ci-dessous le courrier envoyé à M. Benayoun, journaliste et auteur de l’article évoquée dans notre réponse.
Benoit Potel, pour le Réseau Citoyen de Surveillance de la Radioactivité de Golfech et du
Blayais .

Monsieur Benayoun,

Nous sommes le Réseau Citoyen de Surveillance de la Radioactivité de Golfech et du Blayais.
Quotidiennement les membres de notre réseau relèvent avec des appareils de mesure Radex, la radioactivité dans l’environnement afin de pallier aux défauts de communications des autorités dans ce domaine.
En octobre 2016, suite au lâché de milliard de becquerels dans la nature il a fallu 5 jours à EDF pour faire un communiqué de presse, et l’opérateur n’a prévenu l’ASN que 48 heures après l’accident. Voici pourquoi nous existons.

Le 19 mars 2020 vous avez écrit un article sur le fonctionnement de la centrale nucléaire de Golfech face à la pandémie actuelle qui touche nombre de pays. Dans cet article vous affirmez que la direction de la centrale nucléaire de Golfech a une organisation « tirée au cordeau ». Pour vous citer : « La crise sanitaire que nous traversons impacte évidemment les entreprises. La centrale nucléaire de Golfech n’échappe pas à la règle. Et l’organisation, déjà au cordeau, en temps normal, a été adaptée à cette nouvelle donne ».

Nous sommes étonnés par cette affirmation qui ne relate pas la réalité sur le terrain. Si vous aviez pu être présent à la réunion de la CLI Golfech (Commission Locale d’Information) du 4 décembre dernier vous y auriez entendu Madame …

COVID-19 ET SÛRETÉ NUCLÉAIRE, FAUT-IL S’INQUIÉTER?

 

Rédaction: Bruno Chareyron, ingénieur en physique nucléaire, directeur du laboratoire de la CRIIRAD, avec la participation de Corinne Castanier, responsable règlementation-radioprotection.

La crise du coronavirus nous interpelle tous sur les conséquences qu’elle pourrait avoir sur la sûreté des installations nucléaires, et en particulier des centrales nucléaires. Cette crise accroît en effet le risque d’accident nucléaire et rendrait également la gestion de la catastrophe encore plus complexe.

Un réacteur nucléaire doit être surveillé en permanence

Contrairement à une éolienne ou une centrale photovoltaïque, qui peuvent fonctionner pendant une longue durée sans intervention humaine, une centrale nucléaire, même lorsqu’elle est à l’arrêt, nécessite en permanence du personnel compétent pour diverses opérations vitales comme le maintien du refroidissement du cœur du réacteur nucléaire.

La catastrophe de Fukushima l’a rappelé. Même lorsqu’un réacteur nucléaire se met automatiquement à l’arrêt, la puissance thermique dégagée par les assemblages de combustible irradié est telle qu’il faut à tout prix garantir le refroidissement permanent sous peine de fusion du cœur, pouvant conduire à des explosions et à des rejets massifs de substances radioactives dans l’atmosphère.

Le risque concerne aussi les assemblages irradiés entreposés dans la piscine de désactivation, à côté du bâtiment réacteur, qui doivent être refroidis en permanence sous peine de relargage massif de radioactivité dans l’environnement.

Au 31 mars 2020, sur les 57réacteurs nucléaires utilisés pour la production d’électricité dans l’hexagone, 18 sont à l’arrêt pour maintenance1, auxquels il faut ajouter le réacteur Fessenheim 1 mis à l’arrêt définitif le …

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